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Assurance automobile
Posté par admin dans Lexique de l'assurance le 24 juin 2009
Une assurance automobile est une assurance destinée aux véhicules terrestres à moteur. Son but principal étant d’apporter un soutien face aux pertes subies notamment à cause d’un accident de la route.
L’assurance automobile est rendue obligatoire en France par la loi du 27 février 1958, aujourd’hui codifiée par les articles du titre 1, livre 2 partie réglementaire du code des assurances.
Garantie
De nombreuses garanties peuvent être proposées lors de la souscription d’un contrat d’assurance automobile.
- La garantie minimum est la responsabilité civile automobile (à ne pas confondre avec la responsabilité civile vie privée). Dans le langage populaire c’est l’assurance au tiers. C’est-à-dire que cette garantie ne couvre que les dommages causés aux autres et les dommages subis par les passagers, autre que le conducteur. En cas de collision avec un tiers responsable c’est l’assurance de cette personne qui prendra en charge les dommages.
- La garantie défense recours et souvent indissociable de la garantie RC car elle a pour but de défendre les intérêts de l’assuré en cas de sinistre.
- La sécurité du conducteur couvre les dommages corporels du conducteur quand celui-ci est responsable, ou qu’il n’y a pas de tiers identifié. Elle peut être assimilée à une « individuelle accident ». Elle peut être incluse dans le contrat automobile ou souscrite à part.
- La garantie des bris de glace couvre la réparation ou le remplacement des parties vitrées d’un véhicule, généralement cette garantie couvre les vitres latérales, pare-brise, lunette arrière et peut être étendue aux optiques de phares, toit ouvrant, rétroviseurs. On parle de bris d’optique sur les assurances deux roues.
- La garantie Catastrophe naturelle et garantie des catastrophes technologiques, événements climatiques et attentats.
- La garantie vol incendie (action de la foudre ou explosion).
En cas de communication d’incendie, c’est la garantie RC de véhicule responsable qui couvre les dommages des tiers et la garantie incendie qui couvre les dommages à la voiture responsable.
- L’assistance au véhicule à pour but la mise en place et la prise en charge du remorquage d’un véhicule et le transport de ses occupants. Cela peut être dans le cadre d’un accident et/ou en cas de panne. Cette assistance peut être étendue aux personnes même sans événement lié au véhicule. Certaines compagnies proposent des garanties sur le remplacement des pièces en cas de panne et le pret de véhicule de remplacement.
- La garantie tiers collisions est une garantie qui prend en charge les dommages au véhicule même quand le conducteur est responsable, mais seulement quand il y a un tiers identifié. C’est-à-dire que cette garantie ne joue pas si l’assuré à un accident seul ou s’il s’agit de vandalisme.
- La garantie dommages tous accidents, que l’on appelle souvent à tort le « tous risques ». Cette garantie sert à couvrir l’ensemble des dommages qui peuvent être causés au véhicule :
Vandalisme, délit de fuite subi par l’assuré, collision avec un animal, accident responsable.
- La garantie du contenu : c’est-à-dire les effets personnels laissés à l’intérieur de la voiture, par exemple autoradio, GPS, matériel professionnel, bagages.
- La perte de valeur ou valeur d’achat est une garantie qui couvre la perte de valeur sur le véhicule. Elle peut, en cas de destruction totale, rembourser la valeur d’achat du véhicule ou ajouter un complément forfaitaire ou un pourcentage sur la cote de la voiture au moment du sinistre ou le remboursement des échéances restant à devoir sur un leasing.
- Le véhicule de remplacement est la mise à disposition d’un véhicule de prêt ou d’un forfait location afin de remplacer temporairement un véhicule inutilisable suite à un accident, vol et/ou panne.
- La garantie des accessoires couvre les éléments extérieurs ajoutés sur les véhicules comme pour le tuning.
- Les exclusions doivent impérativement être détaillées. Elles peuvent être légales ou contractuelles: légales, par exemple le fait volontaire, la conduite sous l’emprise de l’alcool… contractuelles: par exemple exclusion des dommages aux pneumatiques, le vol de carburant…
Contrat
Les contrats d’assurance sont constitués de deux éléments bien distincts : les conditions particulières qui sont propres à chaque assuré et les conditions générales qui doivent être obligatoirement remises à la souscription du contrat et qui se présentent sous la forme d’un guide expliquant chaque garantie en détail, notamment les exclusions (qui doivent apparaître en caractère gras et apparents).
Le contrat d’assurance automobile peut varier en fonction du type d’assurance :
Assurance de particuliers (voiture, 2 roues, les voitures sans permis), contrat flotte (quand il y a de nombreux véhicules), assurance frontière (quand votre assurance ne vous couvre pas dans certains pays étrangers, il faut souscrire à une assurance particulière au territoire), les assurances « professionnels de l’automobile » ou garage que l’on surnomme : plaque w (cette garantie s’étend à tous les véhicules sous la responsabilité du professionnel), assurance spécifique aux marchandises transportées, et aux transports de personnes.
- L’usage du véhicule pour un usage privé, privé + trajet domicile – travail, les déplacements professionnels, l’usage tourné, certaines assurances permettent des réductions sur les primes selon le kilométrage, et enfin usage sportif : compétitions, rallyes.
- Les conducteurs désignés sur le contrat. Soit le contrat ne désigne personne en particulier c’est-à-dire tout conducteur ; il peut y avoir un conducteur principal et des conducteurs secondaires (désignés sur le contrat) ou occasionnels, ou un conducteur exclusif. Dans certain cas les compagnies d’assurance peuvent mettre en place des franchises « prêt de volant » en cas d’accident causé par des personnes non désignées au contrat.
- La durée : Généralement les contrats automobiles sont des contrats d’un an renouvelable par tacite reconduction mais il peut y avoir aussi des contrats temporaires soit une note de couverture : c’est une garantie provisoire généralement d’un mois que l’on accorde lorsque le souscripteur n’a pas toutes les pièces nécessaires à la souscription du contrat. Une fois les justificatifs présentés, la note de couverture est transformée en contrat définitif. En cas de non présentation des pièces la garantie s’arrête.
Soit un contrat temporaire ferme par exemple pour le transit, un prêt, ou en cas de souscription à distance suite au délai de rétractation.
- Les plafonds de garantie : sont les montants maximums sur lesquels la compagnie d’assurance s’engage.
- Les franchises : c’est le montant qui reste à la charge de l’assuré en cas de sinistre. En assurance automobile les franchises sont généralement absolues et la plupart du temps fixes, mais il est possible d’avoir des franchises variables en fonction du coût du sinistre. Plus la franchise est élevée plus la cotisation baisse.
- La cotisation d’assurance ou prime d’assurance.
La cotisation d’assurance automobile est spécifique à chaque situation en effet de nombreux facteurs statistiques entrent en ligne de compte : l’âge, le sexe, l’ancienneté de permis, la ville de résidence, la situation matrimoniale, les antécédents d’assurance (majoration jeune conducteur, réduction conduite accompagné, bonus, sinistralité, résiliation compagnie)
Tous ces éléments permettent de calculer une prime pure à laquelle il faut ajouter les frais de gestion, les taxes (fond de garantie automobile, catastrophes naturelles, catastrophes technologiques, attentats), les frais d’adhésion (pour les mutuelles).
- Les intermédiaires d’assurances.
Toutes les compagnies agréées pour pratiquer les opérations d’assurance contre les accidents résultant de l’emploi de véhicule automobile peuvent distribuer des assurances automobiles, agent courtier, société par internet. Si un automobiliste se voit refuser par plusieurs compagnies d’assurances, il peut faire appel au bureau central de tarification qui se chargera de lui trouver une assurance.
Sinistre
En cas de sinistre, l’assuré a 2 jours en cas de vol et 5 jours en cas d’accident pour déclarer le sinistre à son assurance, bien que cela ne soit opposable à l’assuré que dans de rare cas.
La déclaration de sinistre peut être faite soit grâce à un constat automobile soit par lettre manuscrite.
En cas de sinistre couvert une expertise est réalisée par un expert indépendant qui vérifie la véracité des déclarations et estime le prix des réparations et de la voiture afin de savoir si elle est techniquement et économiquement réparable. En cas de désaccord, l’assuré peut demander une contre-expertise, à ses frais. Si les deux experts ne trouvent pas d’accord un troisième expert peut intervenir pour arbitrer. Aucun texte légal ne fixe les délais d’expertise.
L’assurance automobile est un contrat à principe indemnitaire c’est à dire que le prix remboursé ne peut dépasser le prix de la voiture.
La compagnie d’assurance a un délai de trois mois pour indemniser le sinistre.
En cas de fausse déclaration à la souscription une déchéance de garantie peut être appliquée à l’assuré.
Faire une simulation
Assurance
Posté par admin dans Lexique de l'assurance le 14 mai 2009
L’assurance est un service qui consiste à fournir une prestation prédéfinie, généralement financière, à un individu, une association ou une entreprise lors de la survenance d’un risque, en échange de la perception d’une cotisation ou prime.
Par extension, l’assurance est le secteur économique qui regroupe les activités de conception, de production et commercialisation de ce type de service.
Les risques couverts
La seule condition à l’assurabilité d’une chose est le risque (ou aléa), c’est-à-dire l’imprévisibilité d’un événement dommageable . En conséquence, sur le principe, il est possible de souscrire une assurance pour tout événement relatif à la propriété d’un bien meuble, à celle d’un bien immeuble, à la vie, à la santé, etc.
Les types de contrats d’assurances les plus communs sont les contrats d’assurance vie et les contrats d’assurance dommage. On distingue les contrats d’assurance de personnes et ceux d’assurance de biens.
Le contrat d’assurance
Le contrat d’assurance est la clé de voûte de la production de ce service. Il établit les conditions dans lesquelles le service sera rendu. En France, il est traité par l’article 1101 du code Civil et fixe :
- La prime que l’assuré s’engage à verser (articles L113-2 et L113-3 du code des assurances)
- La prestation que l’assureur rendra
- L’événement incertain (le risque)
- L’intérêt d’assurance (exprimé négativement) : l’assuré ou le bénéficiaire ne doivent pas avoir d’intérêt à la survenance du risque.
Modèle économique
Le contrat d’assurance est un contrat de transfert de risques :
- l’assuré cède un risque, par définition aléatoire, à la compagnie d’assurance. Lorsque le contrat prévoit une franchise, l’assuré conserve une partie du risque.
- La compagnie d’assurance accepte le risque en échange de la prime.
Le mécanisme de l’assurance ne modifie pas la probabilité de survenance du risque, ni ses conséquences. Il se contente de transférer le risque d’un agent économique, l’assuré, à un ou plusieurs autres.
L’assuré est alors protégé contre des évènements qu’il ne peut pas supporter seul. Il peut alors réaliser des activités risquées. L’assurance aide indirectement à la création de richesses.
La compagnie d’assurance effectue, grâce à la souscription de nombreux risques similaires, une mutualisation des risques entre les assurés. Cette maîtrise statistique du risque permet à l’assureur de diminuer la volatilité totale de ses risques. La loi des grands nombres permet à l’assureur de connaître approximativement le montant des sinistres futurs.
Curieusement, les activités de jeux de hasard (loteries, etc.) sont similaires à l’assurance : il y faut un aléa. Dans les deux cas, on paye une petite somme, et si un événement rare se produit, on reçoit une grosse somme. La différence est que l’assurance couvre les risques « négatifs », de perte, et la loterie au contraire des risques positifs, spéculatifs.
Il est important dans les deux cas que l’événement soit assez rare, et que, pour ce qui concerne l’assurance, le fait d’être assuré ne modifie pas les comportements face aux risques (aléa moral), sinon l’assureur n’équilibre plus ses comptes.
Certains cas comme les cambriolages, vols de véhicules ou accidents de moto sont un peu particuliers, dans la mesure où la question n’y est plus de savoir si un événement se produira, mais simplement quand il le fera.
Les métiers spécifiques à l’assurance
On peut distinguer diverses professions propres à cette activité
- L’agent général d’assurance est le représentant ou mandataire d’une compagnie d’assurance qui place ses contrats auprès de la clientèle. À ce titre il engage la responsabilité de la compagnie au regard des articles 1382 à 1384 du code civil (droit commun de la responsabilité). Il exerce une profession libérale. Selon AGEA, syndicat professionnel, il y a 13 576 agents généraux en France.
En amont de l’assurance les agents généraux d’assurances analysent les risques de leurs clients, puis conseillent ces derniers sur les opportunités d’assurance, placent les risques auprès de leurs compagnies d’assurance, suivent la gestion des contrats au jour le jour, et assistent leurs clients en cas de sinistre de l’ouverture jusqu’à l’indemnisation ; Ils sont aussi encore appelés « assureurs conseils », mandatés par leurs clients pour les représenter face aux compagnies. C’est pourquoi ils sont responsables de leurs résultats auprès de leurs clients.
Les agents généraux d’assurances ont un statut particulier d’intermédiaire avec leur compagnie mandante, ils sont libéraux et chefs d’entreprises, statut qui régit leurs relations avec les sociétés d’assurance. La plupart du temps un agent général d’assurance pratique aussi le courtage auprès d’autres compagnies et selon un pourcentage déterminé.
- Le courtier en assurances possède le statut de commerçant et représente le client vis à vis des compagnies avec lesquelles il travaille. Il est chargé par des assurés de leur trouver les contrats les mieux adaptés et/ou au meilleur coût auprès des compagnies d’assurances (un assuré a donc le choix de passer directement par un agent ou indirectement par le biais d’un courtier). Cependant les produits d’un même assureur proposés par les courtiers et les agents ne sont pas exactement les mêmes.
Il y a environ 2 800 courtiers en France. Ce sont des commerçants inscrits au registre du commerce. La réglementation les oblige à soucrire une garantie financière pour couvrir les fonds qui leur sont confiés. Ils doivent aussi être obligatoirement assurés en responsabilité civile professionnelle.
- Le comparateur de primes d’assurance grâce au développement d’internet, a apporté une approche nouvelle dans la commercialisation de contrats d’assurance. L’internaute peut mettre en concurrence en quelques clics diverses compagnies d’assurance sur la mutuelle santé, l’assurance automobile, l’assurance habitation, l’assurance emprunteur, le credit etc…. Ces sites internet gérés souvent par des courtiers d’assurance disposent également d’offres et de propositions d’assurances négociées auprès des compagnies. En France, le plus gros comparateur d’assurance est d’ailleurs devenu le premier courtier d’assurance de particuliers.
- L’actuaire étudie les risques statistiques pour établir les tarifications générales (primes d’assurance).
- Les fonctions financières (gestion actifs-passifs, opérateurs de marché, trésorier, contrôleur de gestion) prennent une importance de plus en plus grande vu l’importance des capitaux (réserves techniques) dont il faut optimiser la gestion.
- L’expert en sinistres établit la réalité des dommages et les responsabilités, chiffre leur valeur et détermine les montants d’indemnisation à verser.Certaines compagnies ont leurs propres experts, on les appelle inspecteur.Ils peuvent dans certains cas régler financierement le sinistre en faisant un chèque sur place.
- En amont, certaines compagnies comportent des ingénieurs préventionnistes spécialisés ayant pour rôle de mesurer certains risques dans leur propre contexte, et de proposer des améliorations au cas par cas.
- En marketing, le responsable d’action commerciale pilote la conception de tous les types de campagnes de conquête ou de fidélisation. Les assureurs ont toujours été très agressifs en acquisition et sont de gros consommateurs de fichiers d’adresses postales, d’adresses email ou de téléphone. Récemment, ils se concentrent davantage sur la fidélisation.
- Les chefs de projets , en amont des actions commerciales, conduisent le développement d’équipements ou de systèmes visant à réduire les coûts ou à développer le portefeuille (gestion électronique des documents, évolution de la plateforme téléphonique et du canal internet, logiciels informatiques, création et gestion de bases de données).
- Les juristes ont en charge le suivi des contentieux, assurent la veille juridique (évolution de la réglementation, jurisprudence), et mettent à jour les documents contractuels (conditions générales, conditions particulières).
- L’employé d’assurance assure le contact de la clientèle et les opérations commerciales (front office). Il occupe alors le poste de conseiller clientèle. Si l’employé d’assurance est en charge uniquement du traitement administratif (back office), il occupe un poste de gestionnaire-rédacteur . L’employé d’assurance est souvent polyvalent et réalise ces différents types d’opération. Certains sont spécialisés en rédacteurs de contrats, d’autres sont des rédacteurs sinistres chargés uniquement du règlement des sinistres.